Histoire

La yole de Bantry tient son nom de la Baie de Bantry, dans le sud-ouest de l'Irlande, où elle a été capturée en décembre 1796 par une milice pro-anglaise, lors d’une tentative de débarquement de la flotte française : l'expédition de Hoche. Envoyée par la jeune République Française et composée de 44 vaisseaux, l'expédition devait débarquer 20 000 hommes à Bantry pour aider les Irlandais à se soulever contre les Anglais.

Il s'agit de la chaloupe personnelle du Contre-Amiral Nielly, à la tête de la troisième escadre de l’expédition, à bord de la frégate La Résolue.

L’«original» de la yole de Bantry est donc un souvenir de la marine datant du Directoire, il y a plus de deux cents ans. Elle est représentative d’embarcations utilisées dans les principales marines de l’époque pour le transport, dans les escadres, des amiraux, des officiers ou des missives, entre vaisseaux ou avec le port.

Elle repose maintenant au Musée Maritime National à Dublin, et c'est le plus vieux bateau français existant.

Les reproductions de ce canot-major sont aujourd'hui près de 80 dans le monde, dont 35 en France. Plusieurs yoles sont actuellement en construction : au Pays Basque, en Géorgie, en Belgique, au Canada...

Caractéristiques techniques

  • Longueur 11.64 m
  • Largeur 2.04 m
  • Jauge 3.1 tonneaux
  • Tirant d'eau : 0,50 m
  • Vitesse : couramment jusqu'à 10 nœuds
  • 3 mâts
  • 2 voiles au tiers « à gambeyer » : Misaine et Taillevent, 1 voile au tiers fixe : voile de Tape-cul
  • Misaine 15.2m ²
  • Taillevent ou Grand-voile 18.8 m²
  • Voile de Tape-Cul  5.0 m²
  • Equipage moyen : 1 barreur, 1 brigadier avant, 1 brigadier arrière et 10 rameurs (13 marins au total)
  • Construction, bordage en mélèze sur couples en chêne